C’est l’histoire de 5 jours à Lisbonne

Revenir de vacances, où le meilleur moyen de recommencer à poster par ici. Comme je le disais en commentaire à l’une d’entre vous, j’adore vraiment ça. Sauf que c’est parfois difficile de trouver les bons mots, et je ne vais pas me mettre à publier ma trogne et à écrire « alors voilà, je porte un chemisier trop choupi que j’ai trouvé chez Zara, c’est trop trop cool » pour seul commentaire (pardon)(mais il y a des blogs qui deviennent plus creux qu’un épisode de Secret Story)(ça existe toujours Secret Story?)(je vais de ce pas modifier ma blogroll tiens). BREF. Je vais tout de même essayer d’être plus assidue, et s’il y a des choses qui vous plaisent plus que d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part (sinon, je suis bien plus présente sur twitter et instagram).

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Je disais donc que je reviens de vacances au Portugal. Lisbonne, ce n’était pas mon choix. Ma mère en avait très envie depuis quelques années, moi c’était plus du côté de l’Italie que mon cœur balançait (enfin, si on parle de pays pas trop loin)(je peux aussi vous faire une liste de tous mes rêves de voyage, mais vous allez y passer le WE). Il y a 3 ans, on a fait Rome, alors ok pour Lisbonne cette année.

N’allez pas croire que j’y suis allée à reculons. Je suis légèrement curieuse comme fille, et qui dit avion dit Pauline contente (oui, je suis primaire en matière de voyages). Nous avons donc bloqué 5 jours en mai pour découvrir la capitale portugaise. Vous aurez droit à 2 articles, l’article je raconte mon voyage, et l’article arrêtez-vous là pour voir/boire/manger/dormir sans hésiter & bonus photos.

Je suis arrivée à Lisbonne très enrhumée, aphone, et par conséquent sourde comme un pot (si vous ne le savez pas, congestion et avion font très mauvais ménage, évitez si vous le pouvez) les premières 48h. Pas l’idéal, mais j’ai ainsi eu l’occasion d’expliquer dans un anglais nasal à une pharmacienne pas vraiment polyglotte que j’étais complètement bouchée. On avait choisi un appartement via AirBnB dans le chiado parce qu’on le trouvait mimi et on a découvert qu’il ne pouvait pas être plus central. Après cette arrivée placée sous le signe de l’entrain et de l’énergie (non), une bonne nuit de sommeil, on était prêtes pour découvrir Lisbonne.

C’est une petite ville où tout peut se faire à pied tant que le dénivelé ne vous pose pas de problème. Aussitôt réveillées et les oranges pressées (oui, j’ai découvert le presse-agrume électrique), on s’est installées pour un (très mauvais) café Praça do comercio. L’endroit est grandiose.

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Petite balade dans la Baixa et le Rossio, très touristiques, avant d’aller visiter le Covento do Carmo qui vaut le détour. Les visites sont vraiment très peu chères à Lisbonne, profitez-en. Puis déjeuner au Royal Café (je vous en reparle très vite, mon adresse préférée) et découverte de l’étonnante Église Sao Domingos. Pour la petite histoire, Lisbonne a été en grande partie détruite en 1755 à cause d’un tremblement de terre, et a perdu environ 1/3 de sa population. L’Église en question a donc été reconstruite, avant qu’un incendie l’abime en 1959. Si l’extérieur n’en laisse rien paraître, l’intérieur est vraiment stupéfiant (allez voir par là).

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(En passant par le couvent, on profite de la même vue que depuis l’elevador Santa Justa gratuitement)

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Le Covento do Carmo, très romantique

Le soir, juste à côté de chez nous, on tente le Noobai Café tant encensé sur les blogs que j’ai parcouru avant le départ. Si la vue du Miradouro Santa Catarina vaut le détour, je n’en dirais pas autant de ce qui nous a été proposé. On y quand même retourné un soir car on était fatiguée (et que notre adresse fétiche du quartier était fermée), mais n’en attendez pas trop.

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La vue depuis la terrasse du Noobai Café, oui c’est sympa

Samedi, direction le Castelo Sao Jorge et l’Alfama. Gros coup de cœur pour ce quartier. Il est envahi par les touristes, mais vous ne pouvez pas passer à côté du château, des ruelles, des Miradouro Santa Luzia et da senhora do monte, du Panthéon, de Sé, de l’Eglise Sao Vicente de fora (…). Rien que ça ! Le Panthéon est vraiment un bon plan. Il faut marcher jusque là-bas, mais nous étions quasiment seules comme vous pouvez le constater. Et si vous avez un peu de chance, vous pourrez boire un verre au Miradouro da senhora do monte en écoutant les merveilleux chanteurs capverdiens qui étaient là ce samedi.

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Miradouro Santa LuziaDSC_0134

Depuis le Castelo Sao JorgeDSC_0137 DSC_0196Le fameux Panthéon

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L’Église Sao Vicente de Fora
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Miradouro da senhora do monte

On ne pouvait pas ne pas découvrir Belem. Si le tramway 15 vous y emmène directement, on a décidé de se lever un peu plus tôt et de faire les 5km à pied en longeant le Tage. Si vous le pouvez, n’hésitez surtout pas. Vous passerez sous le pont du 25 avril, et la balade est très chouette. Découverte du Mosteiro do Jeronimos, de la tour de Belem, et des Pasteis de Nata. Je n’aime pas les flans, mais alors ces tartelettes valent vraiment le détour. Par contre, ne comptez pas bien manger à Belem. Même l’adresse donnée par le Lonely planet était très décevante, il n’y a que des attrapes touristes. Et si comme moi, la foule vous rend un peu cinglée, bon courage.

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Le cloitre du monastère

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La tour de Belem

Pour notre dernière journée entière à Lisbonne, je n’avais rien prévu (oui, c’est moi la Monica Geller des vacances)(sauf pour les musées, mea culpa). On a rejoint le dernier belvédère de notre liste, puis sommes retournées au Royal Café (re miam), puis avons voulu prendre le tram 28. Franchement, l’attente ne vaut vraiment pas le coup. Je vous déconseille la chose. Nous avons conclu cette journée et le séjour par une merveilleuse glace chez Santini.

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Miradouro Sao Pedro de Alcantara

Voilà, je n’ai pas su faire court. J’espère que je vous ai un peu emmené avec moi. La prochaine fois, quelques photos et surtout, mes humbles conseils pour découvrir la douce Lisbonne.

Et vous, vous partez où ? Vous connaissez Lisbonne ?

 

 

Mes dernières lectures #10

Puisqu’en ce moment j’ai l’irrépressible envie de prendre un vol long-courrier mais que je ne peux pas (enfin, ça reste à voir), je vous propose de vous évader avec ces quelques livres qui m’ont emmenée loin de mon quotidien ! Chacun à leur manière, ils m’ont plu. Prêts pour le voyage ?

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Canada, Richard Ford

Ce livre me faisait de l’œil depuis un moment. J’étais à la gare un vendredi après-midi, en avance, et je venais de finir un des polars dont je vous ai parlé la dernière fois. J’étais donc vulnérable lorsque je l’ai aperçu au milieu des SAS et des Marc Lévy.

C’est l’histoire de Dell, dont les parents, un peu perdus, carrément dépassés, ont commis un hold-up pour éponger quelques dettes. Le jeune garçon se retrouve à 15 ans livré à lui-même. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre, à le saisir tous les soirs. Il aura fallu que passent 250 pages pour que je m’y attache. L’atmosphère pesante est très bien dépeinte par Ford mais pour moi, ça manque de suspens (la moitié du livre se passe avant le hold-up annoncé en 4e de couv’, moi je m’attendais plus à un livre sur la construction d’un ado sans repère). Néanmoins, ça fait partie des livres qui vous restent en tête quelques jours.

La phrase à garder en tête :  « On aurait tort de vouloir passer à la trappe des évènements, même néfastes, car ils sont la seule voie qui nous mène au présent ».

 Ca, Stephen King

Ca faisait longtemps ! Il y a quelques temps, Charlotte avait évoqué le bon moment passé en tête à tête avec ce livre. Et il n’y a pas longtemps, une lectrice m’a demandé si je l’avais lu. Il était dans la bibliothèque de ma mère, et je n’ai eu qu’à tendre la main pour que Ça m’attrape. Je n’aime pas l’épouvante en général. Les monstres, c’est pas ma came. Par contre, le suspens comme sait le distiller King, ça j’adore. Me voilà donc partie pour 1500 pages pendant les vacances de Noël.

Serez-vous surpris si je vous dis que j’ai adoré ? Certes, il y a quelques passages un peu gore et beurk (lire est très enrichissant pour mon vocabulaire n’est-ce pas ?). Certes, il y a des monstres, des clowns (le fameux clown flippant). Mais c’est remarquablement mené, très bien écrit, parfaitement construit. Alors allez-y, je valide ! (Par contre, je suis tombée il n’y a pas longtemps sur une série en 3 épisodes sur les bouquins, n’essayez même pas).

♥ Les cent derniers jours, Patrick McGuiness

Ce roman était dans mon panier Amazon depuis Noël 2013. Il est je crois le seul bouquin passé entre les mailles du filet de mes proches qui m’avaient bien gâté. Je l’avais un peu oublié, et ma mère me l’a offert cette année.

Patrick McGuiness raconte les 100 derniers jours du « règne » de Ceausescu à travers les yeux d’un jeune britannique venu s’installer en Roumanie pour enseigner la littérature. Ma came, donc. J’ai beaucoup aimé ce roman. Il fait partie de ceux que je lis en gardant l’ordinateur à proximité pour répondre à mes questions, en savoir plus sur le contexte historique, sur la véracité des propos. J’adore apprendre tout en prenant du plaisir.

C’est un roman très intéressant, avec des personnages touchant (mais souvent irritant et immature), de l’humour, de la débrouille, une dose de cynisme et une autre d’espoir. L’auteur a modifié les noms des personnages (sauf Ceausescu, évidemment), mais en cherchant, j’ai pu constaté que c’était très bien documenté. Il se termine par la fin, l’exécution du couple (venez pas me dire que j’ai dévoilé la chute ;)) qui avait choqué ma mère puisque filmée et diffusée au JT. J’ai donc regardé cette merveilleuse vidéo pour clôturer cette lecture, depuis mon lit à minuit. C’était pas très futé, choisissez un autre moment pour faire ce genre d’expérience.

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 Wild, Cheryl Strayed

J’ai fait le mouton. J’en ai entendu parler sur Twitter, puis le film est sorti. Je ne prenais pas trop de risques de toute façon : grands espaces, dépassement de soi, Etats-Unis. Ca s’annonçait donc bien agréable. Et ça l’a été. Wild n’est pas mon roman préféré. Je trouve que le roman manque un peu d’épaisseur, alors même qu’il est autobiographique. Mais ça a été un vrai plaisir. Un vrai plaisir de traverser avec elle cette étape de sa vie. De rire ou de trembler suite à quelques anecdotes (les ongles arghhhh). D’imaginer ces paysages. Wild m’a donné envie de partir seule faire une randonnée pour tester mes limites, pour revenir à l’essentiel et sortir de ce quotidien qui nous fait nous perdre un peu nous-mêmes. Je ne ferai jamais le PCT seule, mais j’envisage sérieusement de me lancer ce genre de défi avant de prendre mon premier job. Alors pour tout ça, et aussi parce que je n’ai pas lâché ce roman, je vous le conseille vivement.

Et vous, vous lisez quoi en ce moment ? Passez une bonne fin de WE !

Mon sport, mon équilibre

Il y a des survivants après quasi 3 mois de silence radio ? Pardon, enfin je sais pas. J’aime écrire ici, sauf que je n’aime pas écrire pour rien dire (parler, ça c’est une autre histoire), et j’ai eu la tête un peu ailleurs entre les cours, la vie, tout ça. Mais me voilà !

J’en ai parlé brièvement il y a quelques temps : j’ai décidé de me réinscrire en salle de sport jusqu’à ce que je quitte Lyon (i.e dans 15 jours)(j’y suis depuis début janvier). Mon moi d’il y a 2 ans aurait un rire mi gras mi hautain, et me dirait que franchement, y’a que la course qui compte, et que j’ai qu’à faire des abdos chez moi. Je n’allais dans ma salle de sport que pour courir quand il pleuvait dehors, et pour le cours de pilates. Je jouais la « puriste » (enfin, puriste option flemmasse) : 3 sorties de course à pied, 1 séance de pilates et des abdos à la maison. Ma mère ne disait rien, mais je pense que son grand écart facial, ses jambes de jeune fille et ses abdos en béton étaient sa réponse à mon dédain.

Enfin, je m’en foutais moi.

Sauf que depuis à peu près 1 an, la course n’est plus trop ma copine, et des douleurs à répétition m’ont tenues loin des chemins. Et je ne pouvais pas imaginer que mes articulations me disaient sûrement qu’elles en avaient ras le bol de faire tout le boulot, que j’étais un peu lourde et que les muscles avaient qu’à faire leur part. Alors les mois ont passé, les séances se sont espacées, et franchement, faire du sport seule avec NTC, c’était plus possible.

Pendant l’automne les jours ont raccourci, et ma silhouette s’est élargie (quelle poète !). Du mal à reprendre le rythme toute seule, vive les tablettes de chocolat pour me détendre, parce que c’est plus facile qu’aller me remuer. Tous les jours, je passais devant un club de gym. J’y suis rentrée une première fois, pour voir. Visiter, me faire une idée de la population (mon club marseillais est familial, peu cher et vieillissant, ça me change), regarder le planning et vérifier que les membres sont là pour faire du sport et non se montrer.

Une conversation plus tard avec ma mère, j’allais m’inscrire pour 4 mois.

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J’aimerais vous dire que tout a tout de suite était parfait, que j’ai tout adoré, mais ce sera trop facile. J’y ai mis les pieds le premier lundi de janvier, pour un cours de pilates. Je suis légèrement contestataire comme fille, et j’ai passé mon temps à comparer mon ancienne prof (parfaite) et la nouvelle (pas parfaite). J’ai voulu courir sur tapis parce que c’était ce que je connaissais le mieux, et j’ai rapidement eu mal aux articulations. Je regardais la piscine avec circonspection et jetais un regard méprisant aux pouf-blonde-hautàpaillettes-basketscompensées-maquilléecommeunevoiturevolée qui erraient dans les couloirs (bon, ça, je continue à le faire – pas bien).

Il m’aura fallu rompre mes habitudes pour m’y plaire. Finalement, la prof de pilates est chouette (et quand tu la voies en brassière, tu votes pour 5h de pilates par jour) et je suis retournée faire des cours de renfo. Mais ce que je préfère entre tout, je l’ai découvert non sans appréhension.

Le RPM. Cours de vélo en musique, je voulais continuer à faire du cardio différemment (avant de remettre les baskets dans quelques temps, je perds pas le nord) et j’ai fini par me joindre à ce groupe de furies qui crient dans le noir avec la musique à fond. Autant vous dire que je pensais préférer un plongeon dans le Rhône en janvier plutôt que de me joindre à ces individus. Peut-être que ça me rappelait mon allergie aux boites de nuit ? Nul ne le sait. Bref, j’ai fini par essayer, et j’aime beaucoup depuis que j’ai compris que ça me permettait de travailler mon cardio et que ça n’allait pas me faire des cuisses monstrueuses. Il faut dire qu’à la fin du premier cours, j’avais perdu mon poids en eau sur le sol et le prof, lui, il fumait telle l’eau des pâtes. Je n’en fais qu’une ou deux fois par semaine, j’appréhende toujours un peu, et puis quand j’y suis, le temps passe vite et je me sens bien.

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Le Body Pump. Alors ça, c’est la révélation. Je regardais ce cours de loin, effrayée par cette musique très forte, ces gros bras et ces barres de fonte (oui, j’ai souvent peur). J’avais essayé une fois quand j’avais 17 ans, et j’avais eu mal aux genoux pendant 1 semaine. Prudente, j’y suis retournée sans pression, avec de toutes petites charges, juste au cas où finalement, ce serait pas nul. Et j’ai adoré. J’ai adoré les musiques qui me mettent en forme pour la journée, j’ai adoré le mélange du cardio et du renforcement musculaire, j’ai adoré me dépasser. Après mon deuxième cours, j’ai marché comme une mamie pendant 3 jours, mais ça valait le coup. Ce cours me provoque à peu près la même sensation que l’après course : je chantonne, je suis plus zen qu’un yogi et j’ai envie de sauter partout.

Me voilà donc adepte du fitness, qui l’aurait cru. Le nouveau défi va être de réussir à garder ces habitudes après mon retour à Marseille (je vous ai dit que c’était dans moins de 3 semaines ???!). Parce que me sentir vivante, tonique, et solide, c’est une nécessité.

 Et vous, vous faites quoi pour vous sentir mieux ?

 

(PS : Si ça vous intéresse, dans un mois environ je vous parlerai de ma manière de gérer mes angoisses)(sans passer par la case gâteau)