Et j’ai remis mes baskets. # 13

La dernière fois que je suis allée courir, c’était en juin. Et pas le 30. Il faisait très chaud, j’avais une gêne au genou droit, et je n’imaginais pas que c’était ma dernière sortie avant plus de 3 mois. Processed with VSCOcam with c1 preset J’ai fait comme d’habitude : l’autruche. J’avais un peu mal, j’en soupçonnais la cause (merci la voute plantaire qui fait jamais comme il faudrait), mais bon. Entre ma difficulté à décrocher le téléphone, mes concours, mon job qui commençait, j’ai laissé passer. J’ai travaillé tout l’été en décalage, et de toute façon, je n’avais pas la force de courir (et tous les médecins en vacances, bravo le veau). Les semaines ont passé. Et insidieusement, des angoisses sont remontées. Pas fortes hein, un simple stress a pris ses aises dans ma tête, et a rendu tout un peu plus compliqué que ça ne l’était quelques mois plus tôt. J’ai fini mon job épuisée, et après une semaine de repos relatif, j’ai dû à nouveau affronter le quotidien, le déménagement, les nouvelles études, les nouveaux copains. J’ai fini par prendre ce rendez-vous chez le podologue à Lyon. Histoire de tester ma motivation, j’avais même dû le repousser à cause de mon planning. Et puis j’ai eu cette semaine, cette semaine particulièrement difficile, épuisante, éprouvante. Depuis quelques semaines déjà, j’avais l’impression d’avoir perdu le goût de l’effort en général, du sport en particulier. Je ne reconnaissais plus mon corps. Et d’un coup, je vous l’ai dit sur Twitter, j’ai réalisé ce qui me manquait pour gérer tout ça plus sereinement : ces moments où je me retrouvais seule avec mon souffle.

Je ne sais pas comment je n’ai pas compris plus tôt.

 Hier, la podologue/orthopédiste m’a écoutée, auscultée,  filmée (j’ai une copie du film si vous voulez me voir marcher sur un tapis de course pieds nus)(non ? bon), et m’a fabriqué mes semelles en 1h (et délestée de quelques euros, par la même occasion). C’était décidé : samedi matin, direction le parc. Ce matin, c’était un peu compliqué. La crainte d’avoir encore un peu mal, la peur de ne plus savoir, d’avoir tout perdu. La peur de la non performance, en somme. Sauf qu’une fois les premières foulées dépassées, j’ai compris que c’était stupide : ce que je cherchais, ce qui m’a manqué pendant cet été n’avait strictement rien à voir avec mon niveau, avec les chiffres. Je cherchais simplement à me retrouver. Et c’était juste bien. Il faisait beau, pas trop chaud, j’avais de la bonne musique. Je me suis simplement écoutée, sans regarder ma montre (enfin, j’ai juste checker histoire de pas dépasser les 20 minutes). Et c’était comme il faut. Je ne pensais pas retrouver si vite mes sensations, les endorphines et le reste.

 Me revoilà.

Mes dernières lectures # 08

Pardon pour l’abandon momentané, j’étais pas loin ! Le titre est un peu mensonger, puisque j’ai lu certains de ces livres en juin. Sauf que depuis, avec le boulot, j’ai passé plus de temps à lire des articles sur Madmoizelle que des romans ! Voici donc une petite revue en demi-teinte…

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Salem, Stephen King

Il y a quelques mois, l’émission La grande librairie avait fait une spéciale Stephen King. Je n’aime pas vraiment ces intellos qui parlent littérature, mais là, je ne pouvais pas rater ça. J’avais trouvé le personnage particulièrement sympathique, mais j’avais surtout retenu que tous disait que le meilleur roman de l’auteur, c’était Salem. C’est le premier roman fantastique de King que je lis. Il dit même dans la préface que lorsqu’il a écrit le roman, son éditeur lui avait dit que c’était brillant, mais que cela le cataloguerait pour toujours en auteur de fantastique. Et il avait raison…

L’histoire : Ben revient dans la ville de Salem dans laquelle il a grandi pour retrouver ses souvenirs d’enfance et l’inspiration. Mais il se passe des choses étranges, des gens disparaissent.
Salem, c’est une histoire de vampires. On est bien plus proche de l’hommage à Dracula que de twilight. Le suspens est au rendez-vous, les personnages attachant, et c’est très agréable à lire. Salem n’est pas mon préféré, mais j’ai passé un très bon moment avec ce livre, malgré ma réticence envers les histoires de monstre.

Paris-Brest, Jean Viel

Bon. Ce livre (le suivant aussi) est le cadeau d’une amie, mais je ne peux pas vous mentir et vous dire que ça m’a plu (elle le sait, et notre amitié va bien, ouf).
J’ai du mal à vous raconter l’histoire, parce qu’il n’y en a pas vraiment. Paris-Brest est un roman d’atmosphère, qui dépeint une famille bretonne dont la grand-mère a épousé un homme pour son argent avant de se faire voler par son petit-fils puis d’être contrainte à vivre chez sa fillle et son bon-fils (qui eux, profitent allégrement de la majorité du pactole). Mais il ne se passe rien, les personnages ne sont pas attachants (très énervants, même), et la Bretagne est très peu présente malgré le titre. Voilà, c’est tout, au revoir.

Le baby-sitter, Jean-Philippe Blondel

Alex, étudiant un peu perdu et sans argent, laisse une annonce pour donner des cours particuliers et se retrouve nounou un peu par hasard. S’il a du mal à trouver sa place et un sens à sa vie, il bouleverse celle de ces familles sans s’en rendre compte. C’est un roman facile  qui se lit d’une traite, un vrai feel good book !

Moby Dick, Melville

Un jeune américain s’embarque sur un baleinier qui va sillonner les océans pendant trois ans. Le bateau est dirigé par le mystérieux capitaine Achab qui n’a de cesse de retrouver Moby Dick, la monstrueuse baleine blanche qui l’a amputé quelques années auparavant. Cette obsession, au détriment de l’équipage, tourne à l’affrontement entre le Bien et le Mal.
Ca, c’est ce qu’en dit le résumé Amazon. Parce qu’en fait, ce livre c’est ma plus grosse déception depuis longtemps. J’avais très envie de lire Moby Dick, parce que j’adore la littérature américaine, et que Moby Dick, c’est leur classique. Sauf que je n’ai pas pu, alors que ma version, c’est la version raccourcie (de 800 pages, quand même). J’ai tenu 200 pages, et le baleinier n’avait pas encore levé l’ancre. Les (trop nombreuses) digressions et la lenteur ont eu raison de ma patience. Je regrette sincèrement parce que dans le fond, le thème m’intéressait. Mais j’aurais dû m’en douter : j’adore la littérature, mais je ne suis pas une lectrice de classiques. Vous ne m’entendrez jamais encenser Zola, Flaubert ou Maupassant, qui ne me rappellent que les heures sombres de mon bac de français (par contre, Victor Hugo, je veux bien en parler).
Si certaines (certains ?) d’entre vous veulent bien me dire ce qu’elles ont pensé de Moby Dick, ça m’intéresse beaucoup parce que je suis un peu frustrée là.

Passez un bon dimanche !

Panama sans chapeau

L’article s’est fait attendre, milles excuses. Mais je rentre à peine chez moi. J’ai fait un tour par Dubai entre temps, mais je ne vous en parlerai pas puisque je n’ai pas eu le temps de sortir de l’hôtel (qui était cool)(surtout le petit déj). Par contre, Panama c’était vraiment vraiment chouette.

DSC_0340Quand vous arrivez de nuit sur Panama, c’est un peu étonnant. Vous avez l’impression que quelqu’un a oublié d’allumer la lumière. Les rues sont très peu éclairées (même dans le quartier financier), et vous devinez que vous longez la mer alors qu’il n’y a aucune lumière à l’horizon. Bref, ca ne donne pas trop envie de se balader seule à 3h du mat’ en short.

Je n’avais aucune idée préconçue sur ce pays. Il est encore peu touristique (je pense que ça va changer), et seul le mot canal me venait à l’esprit. C’est donc par là qu’on s’est baladés. Il parait que la vieille ville est vraiment sympa et ressemble un peu à La Havane, mais j’étais trop crevée pour y aller.

On est donc partis en excursion sur le canal, qui en fait est resté très sauvage (j’imaginais beaucoup de béton). La seule partie construite, ce sont les écluses (ce que j’ai trouvé chiant. C’est comme celles du canal du midi en plus grand et les gens poireautent des heures pour voir un bateau poireauter).

DSC_0433On a vu des capucins, qui sont venus manger les bananes et cacahuètes qu’on leur tendait du bateau.

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DSC_0387On a marché dans la forêt tropicale pour aller voir une ancienne station de télécommunication américaine, qui servait pendant la deuxième guerre mondiale (le canal leur appartenait). Vous ne le savez peut-être pas encore, mais je suis une chochotte. Les insectes me font flipper, alors j’en menais pas large. Surtout quand le guide nous a montré une tarentule et qu’il nous a dit d’éviter de rester à l’arrêt pour qu’aucune bête ne nous grimpe dessus. Enfin, c’était chouette, j’étais telle Indiana Jones (le chapeau en moins, les asics en plus, mais avec la même odeur post forêt j’imagine). On a même vu des chauves-souris. Et c’est assez émouvant de voir comme la nature a repris ses droits. On ne trouve plus que quelques ruines alors qu’il y avait ici tout le confort (ils s’étaient même fait construire une piscine, alors qu’il faut 20 minutes de marche avec une machette pour couper les branches pour atteindre le camp).

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DSC_0427DSC_0428DSC_0431Ensuite, on a pris l’apéro. Sur le bateau. Dans une sorte de réservoir d’eau. C’était vraiment beau (oh oh oh).

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La vue pendant l’apéro

Je vous laisse avec les photos, j’ai vraiment trouvé l’endroit magnifique, c’est peut-être bizarre dit comme ça, mais je trouve qu’on sent la force de la nature. Vous avez des énormes bateaux porte conteneurs au milieu de cette nature sauvage qui semble immuable (c’est qu’une impression, les hommes aiment bien tout casser, je sais).

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♦ Ce que j’ai appris : les français ont été les premiers à vouloir creuser le canal. Sauf qu’au bout de 25 ans, ils ont mis la clé sous la porte. C’est les américains qui ont réussi (c’est un peu la honte pour nous quand même). Vous avez environ 35 bateaux par jour qui franchissent les écluses. Et ils déboursent la jolie somme de 400k $ (all inclusive, même les sandwichs et le miniclub).
♦ Ce que j’ai rapporté : 1 magnet kitsch et de vieilles asics pleines de boue tropicale
♦ Ce que j’ai mangé : des cacahuètes pour singe pendant l’apéro (et des pancakes à l’hôtel – encore, je sais)

Voilà, il est très probable que ce soit mon dernier article voyage. Je vais autant bouger en aout, mais soit les escales sont soit trop courtes, soit elles ne permettent pas de faire du tourisme. Je mettrais peut-être quelques photos sur Instagram s’il y a matière.

Je vous laisse avec des bisous et des petits singes.