Brèves # 03

Je suis de retour, et c’est l’heure des brèves !

Image 12Hôtel de ville, Carrot cake, Running et le Rhône

♦ Comme je vous l’ai raconté, j’ai remis mes baskets il y a maintenant presque un mois. Je finis peut-être pas en gonfler certains sur Twitter, tant mes après courses puent la guimauve et les arcs-en-ciel. En fait, il aura fallu cette longue pause pour que je profite à fond de la course à pied, pour que je réalise à quel point courir était indispensable à mon équilibre. Je recommence à me sentir moi, et avec de la patience, j’approche doucement de l’heure de course. Par contre, je suis en peu en difficulté concernant mes lieux de course. Si, quand je rentre dans mon Sud, je retrouve le parc avec un immense bonheur, à Lyon c’est un peu plus délicat : le parc à côté de chez moi est trop petit pour des sorties de plus de 45 minutes, et je me vois pas trop prendre le métro pour aller courir… Il va falloir que je trouve une solution, s’il y a des lyonnais dans la salle, qu’ils s’expriment !

♦ Je compte aussi mettre les fractionnés au programme d’ici novembre, ce que j’avais toujours un peu fui (se sentir nulle, tout ça). Et ainsi me lancer au printemps dans un nouveau 10K et même tenter le semi si physiquement mon corps est OK (demander à ma tête n’est pas envisageable, c’est mon plus grand détracteur).

♦ Sur une note bien plus dramatique, je suis ulcérée par la gestion de l’épidémie Ébola. Je ne suis sûrement pas au fait de toutes les contraintes auxquelles doivent faire face les dirigeants, mais je suis outrée par leurs manières. On n’a réagi qu’une fois l’occident touché (les africains qui crèvent, c’est pas très important, hein), et puis on a continué à desservir ces destinations, on a rapatrié des patients malades et donc contaminé des zones saines. Juste, comme ça, je me disais : quels pays ont eu des cas d’ébola sur leur sol hors Afrique ? Les seuls qui ont rapatrié des malades. Qu’est-ce qu’attendent les politiques pour arrêter tous les flux humains vers ses pays ? Une question de gros sous, j’imagine.

♦ Depuis mes dernières brèves, j’ai donc posé mes valises à Lyon. Je suis là jusqu’en avril, et même s’il n’y a pas la mer, même s’il ne fait pas très beau (et carrément froid, en fait), je trouve vraiment l’endroit agréable. Pour être honnête, je n’ai rien visité. C’est toujours la même chose, il faut que quelqu’un vienne faire le touriste pour que je puisse le faire aussi. En tout cas, Lyon n’est pas la capitale de la gastronomie pour rien : grâce à une blogueuse lyonnaise, j’ai une liste longue comme le bras ! Il ne s’agit vraiment pas de spécialités locales (charcuteries, quenelles, etc, très peu pour moi), mais après avoir fait un premier test dans une pâtisserie américaine, je peux vous dire qu’il y a du niveau !

♦ Qui dit nouvelle ville, dit nouvelles connaissances. Je suis du genre un peu casanière/grand-mère quand je fais pas gaffe (même quand je fais gaffe), alors j’essaie de faire des efforts. Sauf que j’ai l’impression que pour se faire des amis quand on est étudiante, aimer les grosses fêtes où l’alcool coule à flot n’est pas en option. Et moi, j’ai passé l’âge de me forcer à boire pour le groupe, à sortir en boite pour le groupe, à vivre pour le groupe. J’ai fini par m’écouter, vivre à ma manière, je vais continuer mon investigation pour vous et je vous dirai si aimer boire des mojitos en terrasse et bruncher/goûter entre copines suffit (j’ai l’impression que oui, la suite au prochain épisode).

♦ J’ai beaucoup lu depuis septembre, mais je voulais pas reparler lecture trop vite, et puis mes bouquins sont un peu éparpillés dans mes différents logements, alors c’est compliqué d’illustrer l’article. On s’en fout de la photo ? Autant vous le dire, il y aura pas mal de policiers, et surtout des bons, qui vous appellent depuis la table de chevet et vous retiennent quand vos yeux se ferment.

♦ Je ne vous en ai pas parlé parce que j’ai peu partagé ces derniers temps, mais j’ai craqué : j’ai commandé des fringues chez Sézane. Autant vous dire que je suis tombée amoureuse de leurs produits : classiques et originales à la fois, sobres, dans de belles matières, avec un tombé parfait, leurs pièces correspondent à tout ce que j’aime. Moi qui ne fait du shopping qu’une ou deux fois par an, j’ai peur de ne pas résister aussi longtemps….

♦ Et l’article de la semaine… date de plus d’un mois. Quand je l’ai lu, j’ai su que je le partagerais ici. Victoria (que j’adore, soyons clair, pour ses goûts, sa sincérité, sa simplicité et son humilité, rien que ça) a parlé de sa pratique du yoga et de sa pratique sportive en général, et je me suis reconnue dans tout ça. Pour une fois, une blogueuse influente parle sport en s’arrêtant sur la tolérance envers soi-même, l’écoute, la confiance sans parler performance et objectifs.

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 Voilà, ce fût bref et palpitant, comme toujours !

Et j’ai remis mes baskets. # 13

La dernière fois que je suis allée courir, c’était en juin. Et pas le 30. Il faisait très chaud, j’avais une gêne au genou droit, et je n’imaginais pas que c’était ma dernière sortie avant plus de 3 mois. Processed with VSCOcam with c1 preset J’ai fait comme d’habitude : l’autruche. J’avais un peu mal, j’en soupçonnais la cause (merci la voute plantaire qui fait jamais comme il faudrait), mais bon. Entre ma difficulté à décrocher le téléphone, mes concours, mon job qui commençait, j’ai laissé passer. J’ai travaillé tout l’été en décalage, et de toute façon, je n’avais pas la force de courir (et tous les médecins en vacances, bravo le veau). Les semaines ont passé. Et insidieusement, des angoisses sont remontées. Pas fortes hein, un simple stress a pris ses aises dans ma tête, et a rendu tout un peu plus compliqué que ça ne l’était quelques mois plus tôt. J’ai fini mon job épuisée, et après une semaine de repos relatif, j’ai dû à nouveau affronter le quotidien, le déménagement, les nouvelles études, les nouveaux copains. J’ai fini par prendre ce rendez-vous chez le podologue à Lyon. Histoire de tester ma motivation, j’avais même dû le repousser à cause de mon planning. Et puis j’ai eu cette semaine, cette semaine particulièrement difficile, épuisante, éprouvante. Depuis quelques semaines déjà, j’avais l’impression d’avoir perdu le goût de l’effort en général, du sport en particulier. Je ne reconnaissais plus mon corps. Et d’un coup, je vous l’ai dit sur Twitter, j’ai réalisé ce qui me manquait pour gérer tout ça plus sereinement : ces moments où je me retrouvais seule avec mon souffle.

Je ne sais pas comment je n’ai pas compris plus tôt.

 Hier, la podologue/orthopédiste m’a écoutée, auscultée,  filmée (j’ai une copie du film si vous voulez me voir marcher sur un tapis de course pieds nus)(non ? bon), et m’a fabriqué mes semelles en 1h (et délestée de quelques euros, par la même occasion). C’était décidé : samedi matin, direction le parc. Ce matin, c’était un peu compliqué. La crainte d’avoir encore un peu mal, la peur de ne plus savoir, d’avoir tout perdu. La peur de la non performance, en somme. Sauf qu’une fois les premières foulées dépassées, j’ai compris que c’était stupide : ce que je cherchais, ce qui m’a manqué pendant cet été n’avait strictement rien à voir avec mon niveau, avec les chiffres. Je cherchais simplement à me retrouver. Et c’était juste bien. Il faisait beau, pas trop chaud, j’avais de la bonne musique. Je me suis simplement écoutée, sans regarder ma montre (enfin, j’ai juste checker histoire de pas dépasser les 20 minutes). Et c’était comme il faut. Je ne pensais pas retrouver si vite mes sensations, les endorphines et le reste.

 Me revoilà.

Mes dernières lectures # 08

Pardon pour l’abandon momentané, j’étais pas loin ! Le titre est un peu mensonger, puisque j’ai lu certains de ces livres en juin. Sauf que depuis, avec le boulot, j’ai passé plus de temps à lire des articles sur Madmoizelle que des romans ! Voici donc une petite revue en demi-teinte…

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Salem, Stephen King

Il y a quelques mois, l’émission La grande librairie avait fait une spéciale Stephen King. Je n’aime pas vraiment ces intellos qui parlent littérature, mais là, je ne pouvais pas rater ça. J’avais trouvé le personnage particulièrement sympathique, mais j’avais surtout retenu que tous disait que le meilleur roman de l’auteur, c’était Salem. C’est le premier roman fantastique de King que je lis. Il dit même dans la préface que lorsqu’il a écrit le roman, son éditeur lui avait dit que c’était brillant, mais que cela le cataloguerait pour toujours en auteur de fantastique. Et il avait raison…

L’histoire : Ben revient dans la ville de Salem dans laquelle il a grandi pour retrouver ses souvenirs d’enfance et l’inspiration. Mais il se passe des choses étranges, des gens disparaissent.
Salem, c’est une histoire de vampires. On est bien plus proche de l’hommage à Dracula que de twilight. Le suspens est au rendez-vous, les personnages attachant, et c’est très agréable à lire. Salem n’est pas mon préféré, mais j’ai passé un très bon moment avec ce livre, malgré ma réticence envers les histoires de monstre.

Paris-Brest, Jean Viel

Bon. Ce livre (le suivant aussi) est le cadeau d’une amie, mais je ne peux pas vous mentir et vous dire que ça m’a plu (elle le sait, et notre amitié va bien, ouf).
J’ai du mal à vous raconter l’histoire, parce qu’il n’y en a pas vraiment. Paris-Brest est un roman d’atmosphère, qui dépeint une famille bretonne dont la grand-mère a épousé un homme pour son argent avant de se faire voler par son petit-fils puis d’être contrainte à vivre chez sa fillle et son bon-fils (qui eux, profitent allégrement de la majorité du pactole). Mais il ne se passe rien, les personnages ne sont pas attachants (très énervants, même), et la Bretagne est très peu présente malgré le titre. Voilà, c’est tout, au revoir.

Le baby-sitter, Jean-Philippe Blondel

Alex, étudiant un peu perdu et sans argent, laisse une annonce pour donner des cours particuliers et se retrouve nounou un peu par hasard. S’il a du mal à trouver sa place et un sens à sa vie, il bouleverse celle de ces familles sans s’en rendre compte. C’est un roman facile  qui se lit d’une traite, un vrai feel good book !

Moby Dick, Melville

Un jeune américain s’embarque sur un baleinier qui va sillonner les océans pendant trois ans. Le bateau est dirigé par le mystérieux capitaine Achab qui n’a de cesse de retrouver Moby Dick, la monstrueuse baleine blanche qui l’a amputé quelques années auparavant. Cette obsession, au détriment de l’équipage, tourne à l’affrontement entre le Bien et le Mal.
Ca, c’est ce qu’en dit le résumé Amazon. Parce qu’en fait, ce livre c’est ma plus grosse déception depuis longtemps. J’avais très envie de lire Moby Dick, parce que j’adore la littérature américaine, et que Moby Dick, c’est leur classique. Sauf que je n’ai pas pu, alors que ma version, c’est la version raccourcie (de 800 pages, quand même). J’ai tenu 200 pages, et le baleinier n’avait pas encore levé l’ancre. Les (trop nombreuses) digressions et la lenteur ont eu raison de ma patience. Je regrette sincèrement parce que dans le fond, le thème m’intéressait. Mais j’aurais dû m’en douter : j’adore la littérature, mais je ne suis pas une lectrice de classiques. Vous ne m’entendrez jamais encenser Zola, Flaubert ou Maupassant, qui ne me rappellent que les heures sombres de mon bac de français (par contre, Victor Hugo, je veux bien en parler).
Si certaines (certains ?) d’entre vous veulent bien me dire ce qu’elles ont pensé de Moby Dick, ça m’intéresse beaucoup parce que je suis un peu frustrée là.

Passez un bon dimanche !