Un bon bouquin, un thé et un plaid # 09

Oui, je suis vivante. Mais pour être honnête, je suis très occupée et c’est le blog qui est sacrifié. Pourtant, j’aime toujours autant écrire, me passionner pour un sujet, évoquer mes doutes. Enfin, on va essayer d’arranger tout ça.

Me voilà pour vous parler de quelques livres. Je vais être franche, j’ai lu Misery au mois d’aout. Je lisais beaucoup à ce moment là, et je n’avais pas envie de vous noyer sous les bouquins. J’ai donc beaucoup de livres d’avance, je vais essayer de vous en parler progressivement. Et puis, j’espérais encore pouvoir faire une photo, mais mes bouquins sont éparpillés un peu partout.

c44db2912c7babb4377ce3780d501c98Crédit : pinterest

Ces livres-ci, ce sont des page-turners comme ils disent. Ils ne sont pas tous de la même qualité, mais ils ont eu le mérite de m’avoir faire passer un bon moment. Alors voilà ce que je vous propose pour les longues soirées d’hiver, emmitouflés dans un plaid avec un bon thé.

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Misery, Stephen King

Un de ces 4, il faudra que je regroupe toutes les chroniques parlant de Stephen King… Et celui-ci aussi, il est particulièrement bon. Un auteur à succès, victime d’un accident de voiture, est découvert puis séquestré par une admiratrice psychotique. Cette douce demoiselle (non) veut à tout prix qu’il écrive la suite des aventures de son héroïne préférée.
King raconte avec beaucoup de justesse la folie, la souffrance, mais surtout la déchéance d’un homme dont la vie ne tourne plus qu’autour de la peur de son geôlier, de l’écriture de son roman et de son addiction aux antidouleurs. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, j’ai hâte de voir le film dont on m’a dit du bien.

Juste une ombre, Karine Giebel

 Un peu par hasard, j’ai acheté ce roman sur Amazon (vous savez, quand vous avez un truc à acheter et que vous en profitez légèrement, histoire de rentabiliser la livraison)(qui est gratuite). Les critiques étaient bonnes, le roman primé et le thème m’intéressait. L’héroïne, cliché de la working girl antipathique et suffisante, a l’impression d’être suivie, épiée et en danger, sauf que personne ne la croit. Au fur et à mesure, elle s’isole, perd tous ces repères et sa vie part en lambeaux.
Si l’écriture ne m’a pas trop convaincue et que je n’ai pas trop réussi à m’attacher à Cloé, c’est un roman qu’on ne lâche pas. Ces 600 pages-ci se dévorent, mais je vais rester évasive pour ne pas gâcher la fin qui est… surprenante.

♥ Alex, Pierre Lemaitre

Après mon énorme coup de cœur pour Au revoir là-haut, ma mère s’est dit que m’offrir les précédents romans de Lemaitre ne pouvait être qu’une bonne idée. J’ai ainsi découvert qu’avant d’écrire un des romans qui m’a le plus bouleversé, il avait beaucoup écrit de romans policiers. Comme je vous le disais juste avant, j’aime beaucoup être happée par un polar, mais souvent, je suis un peu frustrée par la légèreté de l’intrigue et le manque de profondeur des personnages (sauf à la plage, là c’est parfait entre 2 parties de Badminton). Autant vous dire que ce n’est pas le cas ici.
Alex s’est fait enlevée, a été séquestrée, et a réussi à s’échapper avant que la police ne l’a retrouve. Mais elle n’est pas une victime comme les autres… Lemaitre remonte habilement le fil de son histoire, de sa vie, et nous garde en haleine jusqu’aux dernières lignes.

Robe de mariée, Pierre Lemaitre

Sur sa lancée, ma mère m’a aussi offert celui-ci. J’ai été un peu perturbée au début, mais pour une fois, c’est positif : l’héroine l’est, elle oublie ce qui lui arrive, elle ne sait plus qui elle est, ce dont elle est capable. Si l’effet est réussi, j’ai eu du mal à mettre dans ce roman policier un peu différent.
Sauf que. Sauf que Pierre Lemaitre arrive encore une fois à surprendre. J’ai été choquée plusieurs fois, interloquée par le tour que prenaient les événements (oui, je me suis assise dans mon lit et j’ai marmonné Nooooon ?!)(sinon, je vais bien). Alors cette fois aussi, allez-y les yeux fermés.

Et vous, qu’est-ce que vous lisez en ce moment ?
Quelque chose à me conseiller ?

Brèves # 03

Je suis de retour, et c’est l’heure des brèves !

Image 12Hôtel de ville, Carrot cake, Running et le Rhône

♦ Comme je vous l’ai raconté, j’ai remis mes baskets il y a maintenant presque un mois. Je finis peut-être pas en gonfler certains sur Twitter, tant mes après courses puent la guimauve et les arcs-en-ciel. En fait, il aura fallu cette longue pause pour que je profite à fond de la course à pied, pour que je réalise à quel point courir était indispensable à mon équilibre. Je recommence à me sentir moi, et avec de la patience, j’approche doucement de l’heure de course. Par contre, je suis en peu en difficulté concernant mes lieux de course. Si, quand je rentre dans mon Sud, je retrouve le parc avec un immense bonheur, à Lyon c’est un peu plus délicat : le parc à côté de chez moi est trop petit pour des sorties de plus de 45 minutes, et je me vois pas trop prendre le métro pour aller courir… Il va falloir que je trouve une solution, s’il y a des lyonnais dans la salle, qu’ils s’expriment !

♦ Je compte aussi mettre les fractionnés au programme d’ici novembre, ce que j’avais toujours un peu fui (se sentir nulle, tout ça). Et ainsi me lancer au printemps dans un nouveau 10K et même tenter le semi si physiquement mon corps est OK (demander à ma tête n’est pas envisageable, c’est mon plus grand détracteur).

♦ Sur une note bien plus dramatique, je suis ulcérée par la gestion de l’épidémie Ébola. Je ne suis sûrement pas au fait de toutes les contraintes auxquelles doivent faire face les dirigeants, mais je suis outrée par leurs manières. On n’a réagi qu’une fois l’occident touché (les africains qui crèvent, c’est pas très important, hein), et puis on a continué à desservir ces destinations, on a rapatrié des patients malades et donc contaminé des zones saines. Juste, comme ça, je me disais : quels pays ont eu des cas d’ébola sur leur sol hors Afrique ? Les seuls qui ont rapatrié des malades. Qu’est-ce qu’attendent les politiques pour arrêter tous les flux humains vers ses pays ? Une question de gros sous, j’imagine.

♦ Depuis mes dernières brèves, j’ai donc posé mes valises à Lyon. Je suis là jusqu’en avril, et même s’il n’y a pas la mer, même s’il ne fait pas très beau (et carrément froid, en fait), je trouve vraiment l’endroit agréable. Pour être honnête, je n’ai rien visité. C’est toujours la même chose, il faut que quelqu’un vienne faire le touriste pour que je puisse le faire aussi. En tout cas, Lyon n’est pas la capitale de la gastronomie pour rien : grâce à une blogueuse lyonnaise, j’ai une liste longue comme le bras ! Il ne s’agit vraiment pas de spécialités locales (charcuteries, quenelles, etc, très peu pour moi), mais après avoir fait un premier test dans une pâtisserie américaine, je peux vous dire qu’il y a du niveau !

♦ Qui dit nouvelle ville, dit nouvelles connaissances. Je suis du genre un peu casanière/grand-mère quand je fais pas gaffe (même quand je fais gaffe), alors j’essaie de faire des efforts. Sauf que j’ai l’impression que pour se faire des amis quand on est étudiante, aimer les grosses fêtes où l’alcool coule à flot n’est pas en option. Et moi, j’ai passé l’âge de me forcer à boire pour le groupe, à sortir en boite pour le groupe, à vivre pour le groupe. J’ai fini par m’écouter, vivre à ma manière, je vais continuer mon investigation pour vous et je vous dirai si aimer boire des mojitos en terrasse et bruncher/goûter entre copines suffit (j’ai l’impression que oui, la suite au prochain épisode).

♦ J’ai beaucoup lu depuis septembre, mais je voulais pas reparler lecture trop vite, et puis mes bouquins sont un peu éparpillés dans mes différents logements, alors c’est compliqué d’illustrer l’article. On s’en fout de la photo ? Autant vous le dire, il y aura pas mal de policiers, et surtout des bons, qui vous appellent depuis la table de chevet et vous retiennent quand vos yeux se ferment.

♦ Je ne vous en ai pas parlé parce que j’ai peu partagé ces derniers temps, mais j’ai craqué : j’ai commandé des fringues chez Sézane. Autant vous dire que je suis tombée amoureuse de leurs produits : classiques et originales à la fois, sobres, dans de belles matières, avec un tombé parfait, leurs pièces correspondent à tout ce que j’aime. Moi qui ne fait du shopping qu’une ou deux fois par an, j’ai peur de ne pas résister aussi longtemps….

♦ Et l’article de la semaine… date de plus d’un mois. Quand je l’ai lu, j’ai su que je le partagerais ici. Victoria (que j’adore, soyons clair, pour ses goûts, sa sincérité, sa simplicité et son humilité, rien que ça) a parlé de sa pratique du yoga et de sa pratique sportive en général, et je me suis reconnue dans tout ça. Pour une fois, une blogueuse influente parle sport en s’arrêtant sur la tolérance envers soi-même, l’écoute, la confiance sans parler performance et objectifs.

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 Voilà, ce fût bref et palpitant, comme toujours !

Et j’ai remis mes baskets. # 13

La dernière fois que je suis allée courir, c’était en juin. Et pas le 30. Il faisait très chaud, j’avais une gêne au genou droit, et je n’imaginais pas que c’était ma dernière sortie avant plus de 3 mois. Processed with VSCOcam with c1 preset J’ai fait comme d’habitude : l’autruche. J’avais un peu mal, j’en soupçonnais la cause (merci la voute plantaire qui fait jamais comme il faudrait), mais bon. Entre ma difficulté à décrocher le téléphone, mes concours, mon job qui commençait, j’ai laissé passer. J’ai travaillé tout l’été en décalage, et de toute façon, je n’avais pas la force de courir (et tous les médecins en vacances, bravo le veau). Les semaines ont passé. Et insidieusement, des angoisses sont remontées. Pas fortes hein, un simple stress a pris ses aises dans ma tête, et a rendu tout un peu plus compliqué que ça ne l’était quelques mois plus tôt. J’ai fini mon job épuisée, et après une semaine de repos relatif, j’ai dû à nouveau affronter le quotidien, le déménagement, les nouvelles études, les nouveaux copains. J’ai fini par prendre ce rendez-vous chez le podologue à Lyon. Histoire de tester ma motivation, j’avais même dû le repousser à cause de mon planning. Et puis j’ai eu cette semaine, cette semaine particulièrement difficile, épuisante, éprouvante. Depuis quelques semaines déjà, j’avais l’impression d’avoir perdu le goût de l’effort en général, du sport en particulier. Je ne reconnaissais plus mon corps. Et d’un coup, je vous l’ai dit sur Twitter, j’ai réalisé ce qui me manquait pour gérer tout ça plus sereinement : ces moments où je me retrouvais seule avec mon souffle.

Je ne sais pas comment je n’ai pas compris plus tôt.

 Hier, la podologue/orthopédiste m’a écoutée, auscultée,  filmée (j’ai une copie du film si vous voulez me voir marcher sur un tapis de course pieds nus)(non ? bon), et m’a fabriqué mes semelles en 1h (et délestée de quelques euros, par la même occasion). C’était décidé : samedi matin, direction le parc. Ce matin, c’était un peu compliqué. La crainte d’avoir encore un peu mal, la peur de ne plus savoir, d’avoir tout perdu. La peur de la non performance, en somme. Sauf qu’une fois les premières foulées dépassées, j’ai compris que c’était stupide : ce que je cherchais, ce qui m’a manqué pendant cet été n’avait strictement rien à voir avec mon niveau, avec les chiffres. Je cherchais simplement à me retrouver. Et c’était juste bien. Il faisait beau, pas trop chaud, j’avais de la bonne musique. Je me suis simplement écoutée, sans regarder ma montre (enfin, j’ai juste checker histoire de pas dépasser les 20 minutes). Et c’était comme il faut. Je ne pensais pas retrouver si vite mes sensations, les endorphines et le reste.

 Me revoilà.