Mes dernières lectures #10

Puisqu’en ce moment j’ai l’irrépressible envie de prendre un vol long-courrier mais que je ne peux pas (enfin, ça reste à voir), je vous propose de vous évader avec ces quelques livres qui m’ont emmenée loin de mon quotidien ! Chacun à leur manière, ils m’ont plu. Prêts pour le voyage ?

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Canada, Richard Ford

Ce livre me faisait de l’œil depuis un moment. J’étais à la gare un vendredi après-midi, en avance, et je venais de finir un des polars dont je vous ai parlé la dernière fois. J’étais donc vulnérable lorsque je l’ai aperçu au milieu des SAS et des Marc Lévy.

C’est l’histoire de Dell, dont les parents, un peu perdus, carrément dépassés, ont commis un hold-up pour éponger quelques dettes. Le jeune garçon se retrouve à 15 ans livré à lui-même. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre, à le saisir tous les soirs. Il aura fallu que passent 250 pages pour que je m’y attache. L’atmosphère pesante est très bien dépeinte par Ford mais pour moi, ça manque de suspens (la moitié du livre se passe avant le hold-up annoncé en 4e de couv’, moi je m’attendais plus à un livre sur la construction d’un ado sans repère). Néanmoins, ça fait partie des livres qui vous restent en tête quelques jours.

La phrase à garder en tête :  « On aurait tort de vouloir passer à la trappe des évènements, même néfastes, car ils sont la seule voie qui nous mène au présent ».

 Ca, Stephen King

Ca faisait longtemps ! Il y a quelques temps, Charlotte avait évoqué le bon moment passé en tête à tête avec ce livre. Et il n’y a pas longtemps, une lectrice m’a demandé si je l’avais lu. Il était dans la bibliothèque de ma mère, et je n’ai eu qu’à tendre la main pour que Ça m’attrape. Je n’aime pas l’épouvante en général. Les monstres, c’est pas ma came. Par contre, le suspens comme sait le distiller King, ça j’adore. Me voilà donc partie pour 1500 pages pendant les vacances de Noël.

Serez-vous surpris si je vous dis que j’ai adoré ? Certes, il y a quelques passages un peu gore et beurk (lire est très enrichissant pour mon vocabulaire n’est-ce pas ?). Certes, il y a des monstres, des clowns (le fameux clown flippant). Mais c’est remarquablement mené, très bien écrit, parfaitement construit. Alors allez-y, je valide ! (Par contre, je suis tombée il n’y a pas longtemps sur une série en 3 épisodes sur les bouquins, n’essayez même pas).

♥ Les cent derniers jours, Patrick McGuiness

Ce roman était dans mon panier Amazon depuis Noël 2013. Il est je crois le seul bouquin passé entre les mailles du filet de mes proches qui m’avaient bien gâté. Je l’avais un peu oublié, et ma mère me l’a offert cette année.

Patrick McGuiness raconte les 100 derniers jours du « règne » de Ceausescu à travers les yeux d’un jeune britannique venu s’installer en Roumanie pour enseigner la littérature. Ma came, donc. J’ai beaucoup aimé ce roman. Il fait partie de ceux que je lis en gardant l’ordinateur à proximité pour répondre à mes questions, en savoir plus sur le contexte historique, sur la véracité des propos. J’adore apprendre tout en prenant du plaisir.

C’est un roman très intéressant, avec des personnages touchant (mais souvent irritant et immature), de l’humour, de la débrouille, une dose de cynisme et une autre d’espoir. L’auteur a modifié les noms des personnages (sauf Ceausescu, évidemment), mais en cherchant, j’ai pu constaté que c’était très bien documenté. Il se termine par la fin, l’exécution du couple (venez pas me dire que j’ai dévoilé la chute ;)) qui avait choqué ma mère puisque filmée et diffusée au JT. J’ai donc regardé cette merveilleuse vidéo pour clôturer cette lecture, depuis mon lit à minuit. C’était pas très futé, choisissez un autre moment pour faire ce genre d’expérience.

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 Wild, Cheryl Strayed

J’ai fait le mouton. J’en ai entendu parler sur Twitter, puis le film est sorti. Je ne prenais pas trop de risques de toute façon : grands espaces, dépassement de soi, Etats-Unis. Ca s’annonçait donc bien agréable. Et ça l’a été. Wild n’est pas mon roman préféré. Je trouve que le roman manque un peu d’épaisseur, alors même qu’il est autobiographique. Mais ça a été un vrai plaisir. Un vrai plaisir de traverser avec elle cette étape de sa vie. De rire ou de trembler suite à quelques anecdotes (les ongles arghhhh). D’imaginer ces paysages. Wild m’a donné envie de partir seule faire une randonnée pour tester mes limites, pour revenir à l’essentiel et sortir de ce quotidien qui nous fait nous perdre un peu nous-mêmes. Je ne ferai jamais le PCT seule, mais j’envisage sérieusement de me lancer ce genre de défi avant de prendre mon premier job. Alors pour tout ça, et aussi parce que je n’ai pas lâché ce roman, je vous le conseille vivement.

Et vous, vous lisez quoi en ce moment ? Passez une bonne fin de WE !

Mon sport, mon équilibre

Il y a des survivants après quasi 3 mois de silence radio ? Pardon, enfin je sais pas. J’aime écrire ici, sauf que je n’aime pas écrire pour rien dire (parler, ça c’est une autre histoire), et j’ai eu la tête un peu ailleurs entre les cours, la vie, tout ça. Mais me voilà !

J’en ai parlé brièvement il y a quelques temps : j’ai décidé de me réinscrire en salle de sport jusqu’à ce que je quitte Lyon (i.e dans 15 jours)(j’y suis depuis début janvier). Mon moi d’il y a 2 ans aurait un rire mi gras mi hautain, et me dirait que franchement, y’a que la course qui compte, et que j’ai qu’à faire des abdos chez moi. Je n’allais dans ma salle de sport que pour courir quand il pleuvait dehors, et pour le cours de pilates. Je jouais la « puriste » (enfin, puriste option flemmasse) : 3 sorties de course à pied, 1 séance de pilates et des abdos à la maison. Ma mère ne disait rien, mais je pense que son grand écart facial, ses jambes de jeune fille et ses abdos en béton étaient sa réponse à mon dédain.

Enfin, je m’en foutais moi.

Sauf que depuis à peu près 1 an, la course n’est plus trop ma copine, et des douleurs à répétition m’ont tenues loin des chemins. Et je ne pouvais pas imaginer que mes articulations me disaient sûrement qu’elles en avaient ras le bol de faire tout le boulot, que j’étais un peu lourde et que les muscles avaient qu’à faire leur part. Alors les mois ont passé, les séances se sont espacées, et franchement, faire du sport seule avec NTC, c’était plus possible.

Pendant l’automne les jours ont raccourci, et ma silhouette s’est élargie (quelle poète !). Du mal à reprendre le rythme toute seule, vive les tablettes de chocolat pour me détendre, parce que c’est plus facile qu’aller me remuer. Tous les jours, je passais devant un club de gym. J’y suis rentrée une première fois, pour voir. Visiter, me faire une idée de la population (mon club marseillais est familial, peu cher et vieillissant, ça me change), regarder le planning et vérifier que les membres sont là pour faire du sport et non se montrer.

Une conversation plus tard avec ma mère, j’allais m’inscrire pour 4 mois.

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J’aimerais vous dire que tout a tout de suite était parfait, que j’ai tout adoré, mais ce sera trop facile. J’y ai mis les pieds le premier lundi de janvier, pour un cours de pilates. Je suis légèrement contestataire comme fille, et j’ai passé mon temps à comparer mon ancienne prof (parfaite) et la nouvelle (pas parfaite). J’ai voulu courir sur tapis parce que c’était ce que je connaissais le mieux, et j’ai rapidement eu mal aux articulations. Je regardais la piscine avec circonspection et jetais un regard méprisant aux pouf-blonde-hautàpaillettes-basketscompensées-maquilléecommeunevoiturevolée qui erraient dans les couloirs (bon, ça, je continue à le faire – pas bien).

Il m’aura fallu rompre mes habitudes pour m’y plaire. Finalement, la prof de pilates est chouette (et quand tu la voies en brassière, tu votes pour 5h de pilates par jour) et je suis retournée faire des cours de renfo. Mais ce que je préfère entre tout, je l’ai découvert non sans appréhension.

Le RPM. Cours de vélo en musique, je voulais continuer à faire du cardio différemment (avant de remettre les baskets dans quelques temps, je perds pas le nord) et j’ai fini par me joindre à ce groupe de furies qui crient dans le noir avec la musique à fond. Autant vous dire que je pensais préférer un plongeon dans le Rhône en janvier plutôt que de me joindre à ces individus. Peut-être que ça me rappelait mon allergie aux boites de nuit ? Nul ne le sait. Bref, j’ai fini par essayer, et j’aime beaucoup depuis que j’ai compris que ça me permettait de travailler mon cardio et que ça n’allait pas me faire des cuisses monstrueuses. Il faut dire qu’à la fin du premier cours, j’avais perdu mon poids en eau sur le sol et le prof, lui, il fumait telle l’eau des pâtes. Je n’en fais qu’une ou deux fois par semaine, j’appréhende toujours un peu, et puis quand j’y suis, le temps passe vite et je me sens bien.

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Le Body Pump. Alors ça, c’est la révélation. Je regardais ce cours de loin, effrayée par cette musique très forte, ces gros bras et ces barres de fonte (oui, j’ai souvent peur). J’avais essayé une fois quand j’avais 17 ans, et j’avais eu mal aux genoux pendant 1 semaine. Prudente, j’y suis retournée sans pression, avec de toutes petites charges, juste au cas où finalement, ce serait pas nul. Et j’ai adoré. J’ai adoré les musiques qui me mettent en forme pour la journée, j’ai adoré le mélange du cardio et du renforcement musculaire, j’ai adoré me dépasser. Après mon deuxième cours, j’ai marché comme une mamie pendant 3 jours, mais ça valait le coup. Ce cours me provoque à peu près la même sensation que l’après course : je chantonne, je suis plus zen qu’un yogi et j’ai envie de sauter partout.

Me voilà donc adepte du fitness, qui l’aurait cru. Le nouveau défi va être de réussir à garder ces habitudes après mon retour à Marseille (je vous ai dit que c’était dans moins de 3 semaines ???!). Parce que me sentir vivante, tonique, et solide, c’est une nécessité.

 Et vous, vous faites quoi pour vous sentir mieux ?

 

(PS : Si ça vous intéresse, dans un mois environ je vous parlerai de ma manière de gérer mes angoisses)(sans passer par la case gâteau)

 

2014.

Nous revoilà pour un bilan. J’adore les bilans (c’est une sorte de maxi liste en fait, le bonheur de toute obsessionnelle qui se respecte je crois), mais cette année il est dans mes brouillons depuis 15 jours, la faute au perfectionnisme. Alors je vais appuyer sur publier avant de changer d’avis. Ce ne sera pas un bilan sportif (sinon, je peux direct vous faire un bisou et vous dire à la prochaine), mais un bilan un peu plus général sur cette année 2014, pleine de changements – plutôt positifs.

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◊ Sur le plan sportif, cette année a été une réelle déception. J’ai commencé l’année avec des douleurs, et j’ai laissé trainé. J’ai passé des mois sans vraiment courir, avec une sortie tous les 10 jours, et du pilates à la pelle. Quand je me suis enfin secouée, on était déjà en septembre (bravo le veau). Semelles, et hop, me voilà repartie. Sauf que c’est pas parfait, j’ai eu un peu mal ces derniers temps et j’ai un peu peur. Je mets ça sur le compte d’une légère fonte musculaire et d’un léger surplus pondéral. S’il est hors de question que je me mette au régime (pour rappel, ici), j’ai prévu d’arrêter de faire n’importe quoi histoire d’à nouveau me sentir bien dans mes baskets.

En 2015 ? Je me suis inscrite au semi-marathon de Marseille, le 15 mars 2015. Je n’aurai aucun objectif de temps, l’idée sera simplement de franchir la ligne d’arrivée en un seul morceau. C’est dans pas si longtemps, et ça va m’aider à me remettre en selle. A côté, je veux passer sous les 1h aux 10k. Je pense que j’en suis capable, il suffit simplement pour cela que je retrouve ma forme et un peu de confiance en rab. Et puis après avoir tergiversé, j’ai fini par m’inscrire pour le 1er trimestre en salle de sport. Le sport toute seule à la maison, c’est pas pour moi (j’y consacrerai peut-être un article dans quelques temps).

◊ A côté, cette année…

J’ai réussi à intégrer l’école que je souhaitais  j’ai déménagé j’ai écouté pendant une heure des musiciens de rue sur la 6th avenue à New York j’ai vu le soleil se lever sur la Grande Muraille de Chine depuis le cockpit d’un avion j’ai découvert les pancakes 50 ans après les gens normaux • mes cheveux ont tellement poussé qu’ils me chatouillent le bas des reins j’ai appris à sauver une boucle d’oreille du siphon de mon lavabo j’ai découvert les joies de l’automne j’ai redécouvert le goût du chocolat et de la pizza • j’ai rencontré plein de nouvelles personnes je me suis mise à aimer la musique classique j’ai appris à ouvrir les bouteilles de champagne et à apprécier un verre de bon vin (huge victory, moi je vous le dis)  j’ai pleuré devant des films émouvants et crié devant les informations.

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En 2014, j’ai adoré découvrir… la forêt tropicale à Panama, les pyramides de Teotihuacan, traverser en diagonale Central Park à 7h du matin.
En 2014, je suis restée scotchée devant… Breaking bad et Scandal (bon, je regarde toujours One Tree Hill quand ça passe à la télé, je peux pas lutter).
En 2014, j’ai adoré lire Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre (*), La promesse de l’aube de Romain Gary (*), et La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joel Dicker (*).

En 2015, pas de bonnes résolutions, parce que moi, ça m’angoisse. Ca finit par m’obséder, me rendre la vie impossible et me sentir malheureuse si je n’y suis pas arrivée. J’aimerais simplement réussir à retrouver de l’énergie, à croire en moi, à prendre des risques et à profiter de la vie sans trop réfléchir. Et me souvenir que je n’ai que 23 (bientôt 24) ans.

Et vous, c’était comment 2014 ?


2015, me voilà.